Introduction
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11
Chapitre 12
Chapitre 13
Chapitre 14
Chapitre 15
Chapitre 16
Chapitre 17
Chapitre 18
Chapitre 19
Chapitre 20
Chapitre 21

CHAPITRE X :

La psychosomatique

 

Comprendre la relation entre corps et esprit

C’est à cette occasion que je me suis intéressé à la psychosomatique. Après avoir fait quelques enquêtes, j’ai appris que l’un des principaux fondateurs de la science qui étudiait les rapports entre l’esprit et le corps était un certain Georg Groddeck, médecin allemand du début du siècle. Groddeck a entretenu une correspondance avec Freud et il avait, à l’époque, un rayonnement intellectuel considérable. Il soignait ses patients avec un mélange de traitements physiques doux (régimes, massages) et physiques (psychothérapie et hypnose), son idée fondamentale étant que quasiment toutes les maladies avaient une base psychique. Bien sûr, on sait depuis longtemps déjà qu’un grand stress ou un grand chagrin peuvent affecter la santé d'une personne. Toutefois, l’apport de ce médecin a été de montrer la relation précise qui existait entre le psychisme et les troubles organiques.

Si on prend pour exemple la myopie, la médecine considère qu’il s’agit d’une tare génétique. Mais en réalité, dit Groddeck, la myopie est une réponse biologique de l’organisme à un conflit psychologique. Admettons, en effet, qu’un enfant soit régulièrement giflé par son père, ou bien simplement qu’il vive dans un environnement où il ne se sent pas en sécurité. Le cerveau de cet enfant va alors recevoir un message qui lui dit : « Attention, il peut à tout moment se présenter une menace. »

Or, comme le but du cerveau est d’assurer au mieux la survie, il va répondre à ce danger potentiel en modifiant le point focal de l’œil, et l’enfant deviendra myope. Pourquoi ? Parce que la myopie réduit la vision de loin, mais augmente celle de près : elle permet donc de réagir plus rapidement si un danger se présente à proximité de l’enfant. Bien sûr, il va de soi que le père ne représente pas un danger réel ; mais ce qui est important, c’est la façon dont l’esprit de l’enfant perçoit subjectivement les choses. S’il a suffisamment peur, si le conflit est suffisamment intense, son corps réagira exactement comme si le danger était réel, en améliorant sa vision de près pour créer une « bulle de perception » où il pourra s’abriter. Plus précisément, Groddeck dit que ce processus est « pour le malade le moyen de survivre ».

Le cancer, l'expression symbolique d'un conflit

En quoi, toutefois, cette relation s’appliquait-elle au cancer ? Aujourd’hui, plusieurs disciplines comme le décodage biologique et la psychobiologie étudient la façon dont les conflits que nous l’arrivons pas à résoudre finissent par déclencher des maladies dégénératives. Par exemple, concernant le cancer, si un homme apprend qu’il est licencié et qu’il développe une peur panique de ne plus avoir de quoi vivre, son cerveau peut enclencher un programme d’accélération des fonctions du foie, qui contrôle le stockage des ressources dans l’organisme. Les cellules cancéreuses, en effet, se caractérisent, outre leur développement apparemment anarchique, par un rendement accru : ainsi, une cellule cancéreuse de l’estomac produit beaucoup plus d’acide gastrique, une cellule du poumon a un taux d’échange oxygène/dioxyde de carbone cinq fois supérieure à la normale, etc. D’où l’idée, somme toute logique, qu’elles sont en réalité utiles à l’organisme, et ne deviennent dangereuses que lorsque le conflit qui provoque leur apparition n’est pas résolu, empêchant la rémission.

Au moment où nous sommes soumis à un stress particulièrement intense et continu, qui nous place dans une situation de conflit prolongée, l’organisme interprète la situation comme si sa survie même était menacée. Il enclenche alors, pour faire face à la menace à laquelle il se croit confronté, un certain nombre de programmes de survie archaïques, comme par exemple le cancer de l’estomac, destiné à accélérer les capacités digestives devant un « trop gros morceau » à avaler ; le fait que le « morceau » en question soit à prendre au sens propre ou figuré importe peu. Le corps provoque alors un court-circuit cérébral, tout à fait à la manière d’un disjoncteur, la nature même — précisément le ressenti biologique — du conflit décidant alors de l’aire cérébrale atteinte, qui va, à son tour, déterminer l’organe-cible. A ce moment-là, le codage des cellules change, et le cancer, qui représente un mode d’organisation cellulaire de crise, apparaît. Dès lors, l’organisme présente un certain nombre de symptômes bien précis, qui ne vont disparaître qu’au moment où le conflit psychobiologique sera résolu. A ce moment-là, l’aire du cerveau dans laquelle le court-circuit avait enclenché le programme biologique de survie interrompt le programme et se répare.

C’est d’ailleurs l’un des points les plus intéressants de la psychobiologie : au moment où le conflit atteint un seuil critique et que l’organisme lance le programme de production des cellules cancéreuses,  le cerveau est affecté physiquement. Et si la rupture du champ électrique n’est pas repérable immédiatement, elle est parfaitement observable au moment où l’organisme récupère du conflit.

A ce moment-là, l’aire cérébrale qui a commandé l’apparition du cancer est parfaitement visible au scanner, mais aussi de façon palpable, l’intensité de l’activité métabolique de réparation du circuit cérébral se traduisant par une chaleur perceptible au toucher.

C’est d’ailleurs ainsi que le modèle que Georg Groddeck a élaboré au début du siècle a pu être vérifié. Groddeck, en effet, avait postulé que c’est le cerveau qui déclenchait le cancer, mais il ne pouvait pas le prouver. Avec l’invention du scanner, des médecins comme Ryke Geerd Hamer (fondateur de la médecine nouvelle, qui a découvert la méthode de lecture psychobiologique des scanners) ont pu démontrer à quelle aire cérébrale correspondait chaque type de cancer, et même dire avec précision si le conflit qui se trouvait à l’origine du cancer était encore actif ou pas. Il s’agit d’une réelle révolution médicale, puisque ces observations démontrent de façon rigoureuse que c’est bien le psychisme qui déclenche la maladie (qui est donc, en réalité, un programme biologique de survie), et que, par conséquent, tant que l’on ne traite pas le conflit qui l’a provoqué, on ne fait que traiter des symptômes.

 C’est ainsi que le cancer des testicules se rapporte à un conflit de perte (souvent lié à l’enfant), et survient dans le lieu symbolique de la paternité. De la même manière, le cancer du col de l’utérus chez la femme se développe généralement après une relation sexuelle perçue comme malsaine ou coupable et demandant donc un « nettoyage efficace ». Même une simple infection de la vessie a un sens biologique, puisqu’elle répond à un conflit symbolique de territoire : tout comme l’animal marque son territoire par l’urine, le cerveau d’une personne qui a le sentiment qu’on « marche sur ses plates-bandes » réagira en ordonnant à la vessie de produire plus de liquide pour marquer les limites symboliques du territoire. Toutes ces affections ont un sens à la fois psychologique et biologique, et entrent dans le cadre des stratégies de survie.

Une approche rationnelle

Cette façon d’envisager les choses me paraissait particulièrement pertinente, car la médecine officielle voit dans le cancer une dysfonction du corps qu’il faut corriger, mais elle n’explique pas pourquoi la nature a conservé une telle « erreur de programmation » dans le patrimoine génétique des espèces. Admettons, en effet, que cancer soit totalement inutile à la survie. Dans ce cas, selon la théorie de l’évolution, il devrait apparaître des individus moins sensibles, voire immunisés au cancer. Et comme il s’agit d’une maladie nuisible, ces individus devraient alors se reproduire de préférence aux autres, ce qui aboutirait à éliminer automatiquement le cancer par le seul mécanisme de la sélection naturelle, dont la loi principale veut que ce sont les individus les plus forts et les plus adaptés qui survivent. Toutefois, non seulement ce n’est pas ce qui s’est produit, mais il s’avère que le cancer est aujourd’hui toujours aussi omniprésent dans la nature et chez toutes les espèces. Au point que même les végétaux peuvent en développer.

De la même façon, on sait que n’importe quel individu a en permanence présentes, en lui, plusieurs centaines de cellules cancéreuses et, là encore, le fait qu’elle ne se développent pas pour créer des cancers reste incompréhensible tant qu’on intègre pas le facteur psychique dans l’équation. D’où l’idée, finalement logique, que bien que le cancer puisse devenir un danger si le conflit psychobiologique qui lui a donné naissance n’a pas été résolu, il s’agit en réalité d’une stratégie de survie, aussi bien valable pour l’homme que pour l’animal, à la différence près que l’homme est nettement plus enclin à développer des maladies en rapport avec des conflits psychologiques plutôt qu’avec de vraies situations de survie.

Je ne m’étendrais pas plus sur ce point, car le récit de ce qui s’est passé à cette époque de ma vie se trouve développé dans le premier livre que j’ai publié, la vérité sur le cancer, que la médecine ne vous dit pas encore. J’y expose largement l’approche psychosomatique, en montrant en quoi elle permet d’expliquer un grand nombre de choses à laquelle la médecine d’Etat matérialiste n’arrive pas à donner sens.

Je veux toutefois mentionner une rencontre qui a compté pour moi à ce moment-là : celle de Richard Sünder, qui est le fondateur d’une cosmogénèse reposant sur ce qu’il appelle le « Modèle géométrique de l'Arithmétique thermodynamique ». Malgré le caractère impressionnant de cette dénomination, il s’agit d’une approche intuitive de la réalité basée sur la dialectique entre le zéro et l’infini, et il m’a personnellement aidé à mieux comprendre les fondements de la psychosomatique. Quand j’ai commencé à me renseigner sur la psychobiologie ou le décodage biologique, en effet, j’ai trouvé toutes sortes de théories, mais j’avais du mal à les regrouper dans un tout, et l’une des choses qui m’a frappé quand j’ai découvert le Modèle de Richard Sünder est qu’il faisait d’emblée le lien entre la psychosomatique et la cosmogénèse, reliant l’infiniment grand et l’infiniment petit, le physique et le métaphysique, l’humain et le cosmique. Tout s’y tenait.

Tout cela, malheureusement, n’a pas été suffisant, car au moment où je me suis rendu auprès des médecins qui traitaient ma mère pour leur exposer mes découvertes, Biserka était déjà extrêmement affaiblie. La chimiothérapie n’avait eu aucun autre effet que lui faire perdre 25 kilos, et le cancer s’est généralisé, si bien que quelques semaines plus tard, en dépit de tous les efforts fournis par mon père et moi pour trouver une solution, elle décédait d’une attaque cardiaque…